Voyager en pleine nature dans les Parcs Nationaux

Territoires de ressourcement sains et protégés des foules, zones de pratiques toniques et d’observations animales, les huit parcs de l’Hexagone accueillent toute l’année les amateurs de grands espaces. Voici pour chacun d'eux une idée d'activité sportive ou de de découverte.
Voyager en pleine nature dans les Parcs Nationaux
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Randonnée dans le Parc de la Vanoise

Honneur au plus ancien des parcs nationaux. Créé à l’été 1963 pour sauvegarder le bouquetin, le Parc de la Vanoise englobe près de 100 sommets de plus de 3.000 m et propose pas loin de 400 km de sentiers. Autant en profiter ! Le Tour du lac de la Plagne, à Peisey-Nancroix, est un bel itinéraire en boucle de 5h, en partie tracé dans la zone cœur du parc. Au menu, 800 m de dénivelé et 15 km de marche, sous le regard de géants alpins (dont le Mont-Blanc… de Peisey, 2.866 m). Le secteur est réputé pour la présence d’ongulés (chevreuils, cerfs, chamois, bouquetins) et, dans le ciel, du gypaète barbu. Le lac de la Plagne, à l’écart des zones fréquentées l’hiver par les skieurs, est particulièrement profond (19 m). Une randonnée « faune » et « paysages » de haut vol !

Balade sous-marine dans le Parc de Port-Cros

Et si vous partiez explorer en famille les fonds de cet archipel protégé, posé au large d’Hyères ? Créé lui aussi en 1963, le Parc de Port-Cros englobe 1.700 ha de terres émergées et 2.900 ha de surfaces marines sur les îles de Port-Cros et de Porquerolles. Et qui dit surfaces marines dit aussi… sous-marines ! L’occasion d’observer quelques-unes des 180 espèces de poissons recensées en s’équipant de palmes, masque, lunettes et tuba. Depuis la presqu’île de Giens, embarquez sur un bateau du centre Espace Mer (référencé par le parc) et filez vers Porquerolles découvrir poissons, oursins, étoiles de mer et coraux autour d’une épave de bateau, dans une eau peu profonde. Autre option : une randonné palmée au dessus de vieilles amphores englouties.

Observer chamois et bouquetins dans le Parc des Ecrins

A cheval sur les départements de l’Isère et des Hautes-Alpes, le Parc des Ecrins abrite parmi les plus hauts sommets alpins (Barre des Ecrins, 4.101 m), après ceux du Mont-Blanc. Au pied des barres rocheuses, versants et vallons accueillent des populations de chamois et de bouquetins assez faciles à observer… à condition d’être discret. En compagnie d’un guide, depuis La Grave, direction le vallon du Laurichard ou le massif des Cerces, face aux glaciers de La Meije. Jumelles et approche silencieuse permettront à coup sûr (sauf rares exceptions) d’admirer les bouquetins aux énormes cornes et les chamois agiles. Mœurs animales et surprises floristiques seront les meilleurs ingrédients d’une sortie dans l’un des parcs les plus sauvages de France.

Canyoning dans le Parc du Mercantour

Créé en 1979 dans les Alpes-Maritimes et les Alpes-de-Haute-Provence, le Parc du Mercantour s’étend sur 28 communes et 146.000 ha, incluant une zone cœur de 69.000 ha. Connu pour sa célèbre Vallée des Merveilles, aux 40.000 gravures rupestres datant de l’Âge du Bronze, il est aussi doté de rivières offertes à la pratique du canyoning. Parmi elles, le Riou de la Bollène. Descendu du col de Turini, ce torrent dévale les versants au cœur de la vallée de la Vésubie. Sauts, toboggans et rappels s’enchaînent dans un environnement sauvage. Guidés par un moniteur, vous partez pour une journée entière de « dégringolade » et de rafraîchissement. Vous y apprendrez l’art de la glisse sur les rochers, à marcher dans l’eau et à rejoindre des surplombs avant des sauts de 7 à 8 m !

En kayak dans le Parc des Calanques

Dans les calanques de Marseille, premier parc national périurbain d’Europe (et 3ème du monde après Le Cap et Sydney), il y a ceux qui s’attaquent aux falaises et ceux qui prennent le large pour mieux les observer. C’est ce que l’on peut faire en kayak, avec des prestataires spécialisés opérant sur ce territoire. Une véritable expédition en mer à destination de l’archipel de Riou, après une heure de traversée depuis la calanque de Callelongue. L’occasion d’améliorer son coup de pagaie et d’observer les oiseaux marins nicheurs et migrateurs. La balade slalome entre les quatre îles de l’archipel : Jarron, Jaïre, Calsereigne et enfin Riou, grande et sauvage, où seuls accostent les kayakistes et quelques plaisanciers…

« Rando âne » dans le Parc des Cévennes

Et si vous vous inscriviez dans les pas de Stevenson ? En 1878, l’écrivain-voyageur écossais traverse les Cévennes avec un âne et en fait un récit devenu culte. Depuis, des millions de randonneurs ont parcouru son itinéraire, sur le GR70, du Puy en Velay à Alès (15 jours de marche). En totalité ou sur des portions du parcours, il est possible de cheminer, tel Stevenson, avec un âne. Sans trop se noyer dans la foule, puisque le parc ne compte que 600 habitants dans son cœur de 93.500 ha… Des prestataires proposent de partir avec l’animal de bât, volontaire pour porter le paquetage. Soit des circuits de deux à sept jours ou plus, en passant par le Mont Lozère pour respirer l’air vivifiant des forêts et des sommets cévenols.

Sortie rapaces dans le Parc des Pyrénées

Au cœur du massif (Hautes-Pyrénées et Pyrénées-Atlantiques), le Parc des Pyrénées, initié en 1967 assure des missions animalières stratégiques, avec la défense de l’ours et des rapaces. Ce sont ces derniers que des accompagnateurs et des guides ornithologiques proposent de pister, du côté d’Arbéost et du col du Soulor. Non seulement vous observerez avec eux vautours et gypaètes mais aussi la cohorte d’oiseaux (milans noirs, passereaux, cigognes…) qui empruntent le col en été et en automne, dans leur route migratoire. Au programme de ces sorties : découverte des stratégies de vols, écoute des chants d’oiseaux, identification des espèces, physiologie de l’avifaune… dans un décor montagneux de rêve encore marqué par l’activité pastorale et la fabrication de fromage.

Grimper dans les arbres dans le Parc des Forêts

Dernier né des parcs nationaux français, fin 2019, le Parc des Forêts couvre plus de 300.000 ha entre la Côte d’Or et la Haute-Marne. Au-delà des forêts de feuillus qui constituent le cœur de son écosystème, il est sillonné de 694 km de cours d’eau et abrite marais, pelouses et prairies. Ses sous-bois, parcourus de cerfs, sangliers, chevreuils et… de chats sauvages forestiers, portent aussi la trace de vestiges archéologiques. Autant de richesses à apercevoir depuis les cimes. Soit en pratiquant l’escalade d’arbres à l’aide de cordes et de harnais, soit en dormant dans l’une des cabanes en osier perchées d’Amorey, dans le secteur d’Auberive. Une façon originale de prendre de la hauteur !

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