Essai Abarth 595 Turismo 1.4 T-Jet 160 BVA : Compétition glamour

Florian Duchiron - 16/11/2012

Le sex appeal de la Fiat 500 n'est plus à prouver. Une fois sa combinaison Abarth enfilée, elle devient même plus désirable encore. Mais il reste un dernier ''upgrade'' possible : le kit. La petite bimbo se fait alors athlète. Pour son coté glam' préservé, nous avons testé la 595 équipée du kit Turismo.

Des options de personnalisation (presque) infinies
La Turismo cherche le compromis idéal pour que sa sportivité plaise autant chez monsieur que madame ou mademoiselle. A l’intérieur par exemple, on trouve des sièges baquets, certes, mais rembourrés pour assurer un minimum de confort (les kit EsseEsse ou Competizione s'en soucient beaucoup moins!). On y trouve aussi un manomètre de pression de turbo, des palettes au volant (sur cette version à boîte robotisée) ou encore un gros afficheur de rapport engagé. Mais également une console de bord habillée d'un rouge laqué façon gloss de jeune ado, ou encore ce petit bouton de warning dessiné comme un bijou. A la fois féminine et masculine cette 595 Turismo, elle finit par prendre un penchant viril avec ses inserts en ''alutex'', rencontre entre la texture du carbone et la teinte de l'aluminium. C'est très réussi.

Tout n'est pas rose ou gloss pour autant dans cette Abarth, qui demande quelques sacrifices sur la position de conduite, très verticale du fait du gabarit de l'auto et de l’absence de réglage en profondeur du volant. Dans un autre domaine, si la 595 Turismo ''d'origine'' vous paraît encore trop conventionnelle (sérieusement?), il est toujours possible de la personnaliser encore un peu via un choix de stickers, peintures et autres jantes. Mais Abarth les fait payer cher, 150 euros pour des bandes latérales par exemple. De quoi redouter davantage encore les coups de caddie sauvage...

En parlant de personnalisation, le petit constructeur italien ira plus loin encore au 3e trimestre 2013. Le département «  Fuoriserie » permettra de satisfaire n'importe quelle demande ou presque, des selleries jusqu'au inserts, proposant même des peintures inspirées des grands sponsors de la marque (Alitalia, Martini...). Là aussi, les tarifs seront à surveiller mais d'un autre côté, on parle ici de finition sur mesure, une possibilité rarissime chez un constructeur (hors premiums). Qui plus est, Abarth pourra aussi intervenir sur la mécanique...

En bonne place parmi les références
Sous le capot justement, le petit 1.4 turbo développe sur ce kit 160 ch, le tout associé à un mode sport qui agit sur la cartographie moteur, l'attaque de pédale de frein et la dureté de direction. Grâce au poids contenu de la petite italienne (entre 1 035 Kg et 1 085 Kg), les reprises sont pleines d’énergie. Les performances sont punchy, sur l'exercice du 0 à 100 km/h notamment qui demande une toute petite seconde de plus qu'une Mini John Cooper Works (plus puissante de 50 ch mais aussi plus onéreuse de presque 10 000 euros). Une Citroën DS3 THP 155 réclame, quant à elle, 6 dixièmes de moins que la 595, mais n'affiche pas le même esprit de compétition.

Côté comportement, l'Abarth est peut être moins bien campée sur ses roues qu'une Mini ou une DS3, mais l'italienne se rapproche en contrepartie un peu plus d'un feeling typé karting. La 595 file d'un point de corde à l'autre de manière incisive grâce à ses 4 amortisseurs Koni bien rigides (le tarage est toutefois un peu plus souple que sur le kit extrême EsseEsse par exemple) mais aussi grâce à l'efficacité du TTC, un simili différentiel électronique intelligent qui aide la Turismo à optimiser la traction et le pouvoir directionnel. Monté en série sur cette version, la différence est flagrante une fois activée !

La boîte robotisée nous a toutefois laissé sur notre faim, un peu lente en utilisation intensive, surtout sur le second rapport. Les plus sportifs privilégierons la boîte manuelle, qui plus est moins onéreuse de 1 300 euros.

Bilan
L'Abarth 595 Turismo offre un vrai package sportif, homogène, tout en restant séduisante sans tomber dans l’exubérance. Ses modifications techniques apportent un réel gain en performance et en plaisir de conduite, tout en conservant un confort au quotidien, plus agréable que les autres kits proposés par le constructeur. Côté tarif, la 595 Turismo à 21 800 euros en boîte manuelle est clairement calée sur la française, à 50 euros près sur la finition Sport Chic. Mais encore une fois, l'Abarth respire bien plus le « racing spirit » que la DS3. Une DS3 R pourrait rivaliser dans l'esprit mais devient hors concours en terme de tarif, à l'image de la Mini JCW.

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