Essai Chevrolet Malibu 2.0 VCDi 160 BVM LTZ+ : Le luxe au juste prix

Florian Duchiron - 14/09/2012

Après la Cruze et ses multiples déclinaisons, voici venir l'imposante Chevrolet Malibu, sorte de ''Cruze XL''. Cette grosse berline US débarque sur un segment en difficulté sur notre territoire. Mais la Malibu ne connaitra pas de frontière pour convaincre avec un rapport qualité/prix très étudié.

Encore un petit effort ?
A bord, notre américaine de luxe privilégie les matières moussées et le cuir sur cette finition LTZ+ (bi-matières sur les autres). Si le tout est agréable au toucher, on ne retrouve pas pour autant la finesse et la subtilité des références du segment. Les touches de raffinements comme les rails ceinturant l'habitacle ou les inserts en simili grille d'aluminium sont discutables notamment. En revanche, l'ambiance hi-tech des Chevrolet d’aujourd’hui est bien présente ici avec des jeux de lumières bleutés du plus bel effet et des blocs compteurs là aussi largement inspirés de la Camaro.

Le confort global est cossu avec des assises confortables, aux dossiers particulièrement inclinés à l'arrière, complétant ainsi l'amortissement bien ajusté.

Côté chargement, la Malibu propose un coffre de 545 litres, bien large à l'entrée pour y caler la poussette. C'est 30 litres de plus qu'une 508 ou 20 litres de moins qu'une Passat. Dommage simplement que la plage arrière soit aussi haute et inclinée, au détriment de la visibilité, d'autant que la Malibu, pour le moment, ne dispose pas de caméra de recul !

En matière de multimédia, on pensait retrouver l'excellent système MyLink (disponible sur la Cruze SW et regroupant toutes les fonctions en vogue actuellement) mais il n'a pas été retenu ici. A la place on trouve un écran 7 pouces tactile, qui reste bien ergonomique (carte européenne pour la navigation) et cache même un astucieux vide poche.

Onctuosité
La Malibu n'existe pour le moment qu'en une seule motorisation sur notre territoire. Un choix justifié par le fait que 97% des clients privilégient logiquement le diesel sur ce segment.

Pioché parmi la banque de propulseurs développés par GM Powertrain, le 4 cylindres 2.0 VCDi de 160 ch est commun à l'Opel Insigna. Volontaire et souple, il ne fruste jamais son conducteur, à quelques sonorités agricoles près.

Gare au choix de la transmission ! Disponible en boîte manuelle à 6 rapports ou en boîte automatique, cette dernière augmente les consommations de 0,9 l/100 km. Elle est en outre punie d'un malus de 750 euros mais qui vous sera remboursé par Chevrolet.

Au jeu des consommations justement, notre modèle à boîte 6 affichait 7,5 l/100 km. L'américaine est ici trahis par un léger embonpoint sur la balance (1 595 Kg en tout) et l'absence d'un véritable package d'éco-conduite.

Sur la route on retrouve les traits de caractère du châssis Epsilon II, déjà salué par la critique sur l'Insigna. Prévenante et bien équilibrée, la Malibu surprend aussi par un amortissement onctueux et une direction incisive, quoiqu'un peu trop souple dans les courbes rapides.

Bilan
La Chevrolet Malibu est en somme très attachante même s'il lui reste du chemin à parcourir en matière de raffinements et de choix des matières. Néanmoins, l'objectif de proposer une alternative confortable, exotique et abordable face aux références du segment est tout à fait rempli.

Notre modèle haut de gamme toutes options culmine à 31 600 euros, là ou une Peugeot 508 2.0 HDi 163 FAP BVA6 Féline en demande 37 250 euros, une Volkswagen Passat 2.0 TDI 170 Carat 35 610 euros et une Mazda 6 2.2L MZRCD 180 Selection à 35 500 euros.

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