Au volant de la nouvelle Mercedes SLK

Florian Duchiron - 08/04/2011

Le SLK, qui fête déjà ses 15 ans de carrière, pioche dans le passé et le présent de la marque pour affirmer son style. Mais malgré ses nombreux clins d’œil à la 190 SL et surtout à la sulfureuse SLS, cette troisième génération conserve un tempérament typé confort invitant à la promenade.

Inspirée de la SLS
A bord le SLK tranche nettement avec l'ancienne disposition intérieure du roadster. Avec cette même logique d'intégrer un maximum d’éléments de la SLS, les grilles d'aération et le volant sont reconnaissables au premier coup d’œil. Ce nouveau cockpit vous accueille comme dans un vrai cocon tant les sièges sont enveloppants et les matériaux épais. Dans l'ensemble, l’habitacle du SLK est le plus original parmi la concurrence.

Avec une finition métal brossée et cuir noir par défaut, le SLK peu, comme toute Mercedes, se personnaliser à la carte. Que ce soit par l'ajout de bois précieux, des packs de finition bitons orientés sport ou luxe, du choix des jantes ou des couleurs, la liste est longue et peut rapidement faire grimper l'addition.
D'autant que le nouveau SLK a reçu une mise à jour massive de ses équipements en reprenant une grande partie des évolutions technologiques vues sur les modèles star de la marque. On notera l'introduction de finitions cuir réfléchissants abaissant de 13° la température de la peau exposée en plein soleil.

Le roadster dispose également du dernier système multimédia NTG qui gère enfin le streaming audio via Bluetooth et propose même via l'option command online un accès internet. Il va sans dire que le SLK est en outre bardé d'équipements de sécurité.

Dommage simplement que profiter de plusieurs de ces équipements implique comme souvent d'y associer plusieurs options parallèles obligatoires.

Plus long et large de 3 cm, le SLK 2011 gagne en capacité de chargement avec un coffre de 335 litres (toit fermé), c'est 35 litres de plus que la précédente génération.

L'Euro5 est passé par là
Les anciens bloc Kompressor font désormais partie de l'histoire. Le SLK mise sur le downsizing et accueille désormais deux 4 cylindres turbo-compressés (plus faciles à mettre au point et plus rentables qu'un Kompressor) de 184 ch et 204 ch, auxquels vient s'ajouter pour les puristes un V6 de 306 ch issu de la Classe S. Notre modèle d'essai, le SLK 200 BlueEfficicency, représente l'entre de gamme.

Là où le SLK sacrifie un peu de sportivité dans ses choix de cylindrée et de puissance, le roadster joue un nouvel atout, celui de l’efficience. Le roadster intègre ainsi le programme Bluefficiency en recevant notamment un stop&start de série. Ce qui lui permet d'offrir les scores d'émissions et de consommation les plus bas de la catégorie avec 142 g de CO2/km (boîte auto) pour 6,1 l/100 km. En réalité on oscille autour des 9 l/100 tant il est difficile de ne pas se faire plaisir au volant d'un tel engin.

Un détail qui fait son effet, les ingénieurs de Stuttgart ont intégré un « générateur de son » à bord de l'habitacle qui produit une sorte de râle diabolique à chaque montée de rapport, un régal pour les oreilles.

Pas si sage
Le nouveau SLK n'est pas si aseptisé qu'il n'y paraît. S'il ne faut pas longtemps pour se rendre compte de son orientation vers le confort, le roadster dispose de quelques atouts pour distiller un minimum de sensations. Avec la boîte automatique 7G Tronic+ (qui mériterait des temps de réponse un peu plus rapides), 3 modes d'utilisation permettent de privilégier le confort ou au contraire la sportivité avec un peu plus de tolérance à la glisse.
Cela se traduit donc par un train arrière plus joueur et un temps de réponse global plus rapide. A la réacceleration le SLK pivote sur son train arrière donnant une belle impression d'agilité.

On regrette juste une direction pas suffisamment incisive même en mode sport et qui donne cette étrange impression d'avoir à braquer plus que nécessaire.

Bilan
Jouant constamment sur un compromis confort, sportivité et efficience, le nouveau SLK vis bel et bien avec son temps. Cette nouvelle génération offre en outre plus de caractère esthétiquement, ce look « neoretro » lui va vraiment comme un gant.

Le roadster à l'étoile débute à 39 900 euros en boite manuelle. C'est autant qu'un Z4 sDrive 23i de 204 ch, plus puissant donc mais moins original à bord. L'Audi TT Roadster démarre à 35 450 mais est animé d'un TFSI de 160 ch. Le nouveau SLK se place donc au cœur du segment tout en proposant un panel d'équipement de série ou en option de toute dernière génération. Son style ne manque pas de caractère, seul ses choix mécaniques pourraient en laisser quelqu'un un sur leur faim, il leur faudra alors patienter début 2010 pour la version AMG.

Publicité