- Adresse
- Friedrichstrasse 12 A - 1040 Wien
- Téléphone
- (01) 587 53 07
- Site
- http://www.secession.at
- Périodes d'ouverture
- mar.-dim. 10h-18h (jeu. 20h) ; fermé j. fériés
- Tarifs
- 6 €.
Plus d'information
Terminé le 10 novembre 1898, le pavillon de la Sécession a représenté l'intrusion brutale de l'avant-garde en architecture dans le ciel convenu de l'historicisme alors triomphant sur le Ring. C'est dire que la vue de ce grand cube blanc coiffé d'un dôme constitué de 3 000 feuilles de lauriers en métal doré, le feuillage fétiche de tous les académismes, a été ressenti comme une provocation. Situé de surcroît à proximité du populaire Naschmarkt, il a vite reçu quelques surnoms moqueurs, « le tombeau du Mahdi » (célèbre chef musulman du Soudan alors en guerre avec l'Angleterre) surmonté de sa « feuille de chou ». Cette nouveauté a pourtant libéré les artistes d'une pression très lourde. Comme le proclame fièrement la devise de la façade : « À chaque époque son art, à l'art sa liberté ». La Sécession, mouvement créé en 1897 par Josef Maria Olbrich et ses amis, a ainsi contribué de façon très visible à faire entrer Vienne, malgré les résistances, dans l'Avant-Garde du 20e s. et à lui faire jouer un rôle que seules quelques autres villes d'Europe partagent avec elle. Des expositions sont toujours organisées dans ce lieu particulièrement adapté avec son éclairage zénithal et ses cloisons mobiles. De plus, le pavillon cache un trésor qu'il faut aller voir au sous-sol pour des raisons de sécurité. On y a installé depuis 1986 l'éblouissante frise Beethoven*** que Gustav Klimt avait présentée lors de la 14e exposition de la Sécession en 1902. Cette oeuvre illustre de façon allégorique les différents thèmes de la 9e Symphonie dans le chatoiement des formes et des couleurs.