 | | © Sécurité Routière
 | Environ 80% des Français sont convaincus qu'une lutte plus rigoureuse contre les grands excès de vitesse permettrait de réduire le nombre et la gravité des accidents de façon significative !. Bien d'autres enquêtes, depuis des années, ont montré qu'une grande majorité de Français reconnaissent la vitesse excessive comme l'une des causes majeures de l'insécurité routière et admettent la nécessité des limitations en vigueur.
> Pourtant, le dépassement des limitations de vitesse peut être considéré comme un comportement de masse : tous réseaux confondus, 60% des automobilistes, 65% des conducteurs de poids lourds et 75% des motocyclistes sont concernés...
> Ce décalage entre ce que les conducteurs pensent et ce qu'ils font a pour origine le comportement collectif : la plupart de ceux qui dépassent les limitations autorisées n'ont absolument pas le sentiment d'être en infraction puisqu'ils font « comme tout le monde ». Cet aspect - l'infraction prise comme norme - différencie la France de certains de ses voisins (Grande-Bretagne, par exemple).
> Les résistances sont ancrées dans notre culture : il est difficile de renoncer à la vitesse sur la route lorsque tout, dans notre société, valorise la rapidité, la performance, les « premiers » ! Les motivations qui pourraient jouer un rôle modérateur fonctionnent mal. La peur de l'accident ? Globalement, les conducteurs admettent l'idée que la vitesse peut accroître les risques, mais ils préfèrent penser que cela concerne avant tout... les autres !
> La peur des contrôles et de la sanction, en revanche, influence de manière prononcée le comportement des conducteurs. |