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L’Angélique (Versailles)
| 04-05-2009 Par Georges Rouzeau Nouvellement étoilé, l’Angélique convainc le convive grâce une formule imbattable à 38 € (midi ET soir) au service d’une cuisine moderne et sage, tout en finesse. ![]() © G. Rouzeau/ViaMichelin Le chef de l’Angélique, Régis Douysset, roule parfois dans une 2 CV jaune citron de collection, celle de James Bond dans Rien que pour vos yeux : il mérite d’emblée toute notre bienveillance, tout comme sa femme, Annette, sommelière de son état, qui roule dans une 4 L. Mine de rien, ces deux as du volant viennent de donner un coup de fouet à la gastronomie versaillaise qui en a bien besoin. La ville de Louis XIV compte désormais trois étoiles : deux pour le restaurant de Gordon Ramsay au Trianon Palace, une pour l’Angélique. Le premier restaurant du couple Douysset, l’Escarbille (Meudon), avait déjà obtenu une étoile il y a trois ans. À Versailles, Régis Douysset a racheté une ancienne gloire de la gastronomie versaillaise, le Rescator, un restaurant de poissons tombé en faillite. Située sur une grande avenue rectiligne qui débouche sur le château de Versailles, cette belle maison de ville du 17e, avec son balcon en fer forgé d’origine, a reçu un coup de pinceau bien mérité. Lambris gris, poutres blanches, parquet, chaises néo : la nouvelle décoration est aussi discrète que réussie, à la fois moderne et bourgeoise. L’Angélique en un clin d’oeilQuand ? Après un opéra baroque à la Chapelle royale. Un plat ? Ris de veau rôti, ragoût de blettes, réduction de vin rouge. Un dessert ? Le riz au lait aux fruits exotiques, sorbet à la passion. Avec qui ? Le midi pour un rendez-vous d’affaires ; le soir, en couple ; le samedi, en famille. Une table ? La 203 ou la 205, au premier étage, face à la fenêtre. ![]() © G. Rouzeau/ViaMichelin La force de l’Angélique tient à la rigueur classique de sa cuisine et à sa formule à 38 € (midi ET soir) au rapport qualité-prix imbattable. La carte change constamment, au gré du marché et de la saison, afin de « toucher » le produit au top de sa forme et au plus bas de son prix. L’Angélique, comme l’Escarbille, est livré tous les matins. Épaulé par son sous-chef Alix Guiet, qui tient les rênes en son absence, Régis Douysset est un maître-horloger en cuisine. Il applique dans son restaurant les principes de son maître de Düsseldorf, Jean-Claude Bourgueil (Im Schiffchen), en compagnie duquel il a travaillé plusieurs années. La cuisine de Régis Douysset est classique, sans afféterie, à l’image de l’intitulé de ses plats : velouté de petits pois, rillettes de tourteau, coquilles Saint-Jacques poêlées, médaillons de lotte, pavé de cabillaud, ris de veau, onglet de bœuf, épaule d’agneau, poire confite, moelleux au chocolat, riz au lait. Du solide bâtit sur un ingrédient, un légume, une sauce ou un parfum. L’assiette est bien construite, les cuissons sont précises et les saveurs franches. Le service est impeccable et détendu. AdressesL’Angélique 27, avenue de Saint-Cloud 78000 Versailles Tél. : 01 30 84 98 85 Ouvert de 12h à 14h et de 19h30 à 22h30. Fermé dimanche et lundi. L'Escarbille 8, rue de Vélizy 92190 Meudon Tél. : 01 45 34 12 03 |


