Tables au vert : les bons plans du Magazine Etoile
24-05-2010
Par Jérôme Berger et Jean-François Mesplède / photos: Marie-Eve Brouet
Les premiers beaux jours réveillent les envies de tables au vert. Étoile en a sélectionné quelques-unes aux abords des grandes villes. Pour que les citadins goûtent les plaisirs du bon air et pas que…
| Lille : L’Estaminet du centre - Godewaersvelde Sur la route du Mont des Cats et de son abbaye cistercienne de 1826, arrêt à moins d’une demi-heure de Lille, dans cet estaminet qui fleure bon la campagne. Béatrice Cleenewerck n’a rien oublié. « Un lundi midi, l’été dernier, un homme seul s’est installé à une table. Il a regardé la carte, commandé une terrine en entrée et un filet de boeuf en plat principal. Il a réglé son addition, s’est présenté, mais n’a rien dit de son jugement. » Quelques mois plus tard, la propriétaire de cet estaminet qui fut jadis une boucherie et qu’elle a repris il y a moins de deux ans, connaît le verdict : un Bib Gourmand ! Une distinction qui vient comme un cadeau d’anniversaire, celui de ses cinquante ans qu’elle fêtera à la sortie de ce numéro d’Étoile ! Julien Caron en cuisine et Cécile Picotin au service sont tout aussi ravis que leur « patronne ». Dans la salle rétro habillée de vieilles dentelles, photos sépia, collection de coqs et lampes gamelles, tout comme en terrasse, ils entendent bien continuer à régaler les clients de terrines de pâté, harengs pommes à l’huile, tomates-crevettes, flamiche au maroilles, Potje vleesch (littéralement : petit pot de viande, en flamand), carbonade flamande, ou tartes à la cassonade, dont la clientèle est friande ! 11, route de Steevoorde, 59270 Godewaersvelde Tél. : 03 28 42 21 72 - www.estaminetducentre.com Menus : 19,50 € (sem.), 22 € et 27 € (dim. uniquement). Carte : env. 30 € Paris : L’Escarbille - Meudon Pour une virée champêtre, direction Sèvres puis les hauteurs de Meudon. À moins que vous rajoutiez un peu de piquant à cette aventure en prenant le train jusqu’à la gare de Bellevue. Descendez, vous y êtes… Hors les murs et de son temps. Voilà le sentiment qu’inspire la table de Régis Douysset. On ne sait plus trop où l’on est. Les rames passent à quelques mètres, la capitale gronde un peu plus loin, mais derrière les voilages en lin de cet ancien relais de gare, on se persuaderait presque qu’une vache vient de meugler au passage du train. Rare et donc précieux. Ne vous attendez pas pour autant à voir débarquer la terrine de pâté à discrétion, la daube en gelée et autre plat de popote à papa. Au gré d’un menu à 44 €, cet ancien du Bristol, de La Grande Cascade côté Paris et du triple étoilé Im Schiffchen de Düsseldorf, déroule un menu certes enraciné dans nos traditions culinaires, mais habilement tourné vers des techniques d’aujourd’hui, des saveurs d’ailleurs… Juste de quoi appâter Madame comme Monsieur. Une terrine de ventrêche de thon, radis blanc et rémoulade au wasabi pour elle, et des cuisses de grenouille sautées minute, purée de cresson et crème d’ail pour lui. À suivre, un plat à partager, comme à la maison… : une côte de veau, ragoût d’asperges blanches et févettes. Et pour finir, deux sablés aux framboises, crème légère « citronthym ». Histoire de terminer en douceur, avant le retour sur Paris. On resterait bien ici. À quand les chambres ? 8, rue de Vélizy, 92190 Meudon Tél. : 01 45 34 12 03 – www.lescarbille.fr Menus : de 44 € à 98 € Paris : Auberge Ravoux - Auvers-sur-Oise De Giverny, pour son exposition « L’impressionnisme au fil de la Seine » (jusqu’au 18 juillet), à Auvers-sur-Oise, dernier lieu de résidence de l’expressionniste Van Gogh. Voilà une idée de balade avec une table à la clef. Près de 40 minutes après avoir quitté le Musée de Impressionnistes, vous y êtes : Auberge Ravoux indique l’enseigne en façade. Une bâtisse à l’ancienneté savamment entretenue. La raison ? Elle a accueilli Vincent Van Gogh jusqu’à sa mort dans sa chambre numéro cinq. La visite s’impose. Le temps de constater la simplicité et la nudité des sept mètres carrés de cette modeste mansarde, et vous voilà attablé au rez-de-chaussée de ce qui fut un café d’artistes dès 1876. Dentelles aux fenêtres, carreaux au motif géométrique, vieux comptoir, tables de chêne nappées d’un torchon de lin… Le charme opère toujours. Tout comme dans la seconde salle, une véranda aux allures de ginguette, baignée de lumière, donnant sur des murs couverts de lierre. À l’image du lieu, la cuisine n’a pas bougé. Terrine de canard aux pistaches, pressé de lapereau sur salade de lentilles, waterzooï, moelleux de boeuf façon bourguignonne, craquelin aux fraises… font toujours recette pour leur générosité. Une balade digestive dans le vieux bourg et vous êtes prêt à regagner Paris en une demi-heure, l’estomac plein et la tête remplie de couleurs. Place de la Mairie, 95430 Auvers-sur-Oise Tél. : 01 30 36 60 60 – www.maisondevangogh.fr Menus : 32 € et 38 € Paris : Le Pouilly - Pouilly-le-Fort Le nom de ce bourg de Seine-et-Marne donne soif et sa situation à quelques kilomètres de Melun, l’autre capitale du brie, ouvre l’appétit. Autant dire que cette ancienne ferme briarde tombe à point nommé… Philippe Malherbe a entrepris de la remettre en état il y a plus de vingt ans maintenant. « Un coup de coeur pour le bâtiment et une passion pour la restauration. »Cet ancien juriste parle des vieilles pierres bien sûr, mais de l’assiette aussi. Après une première expérience à Paris, le voilà reconverti en aubergiste de campagne. Cet autodidacte complet fait désormais l’article de sa bâtisse avec poutres centenaires, vieilles tapisseries, cheminée rougeoyante, mais surtout terrasses et jardins fleuris, chants des oiseaux aux beaux jours… Une image de carte postale que l’on estampillerait volontiers « cuisine de tradition ». Erreur. Au menu, pas de foie gras en gelée de sauternes ni de pigeon en chartreuse, mais des bigorneaux et couteaux aux pousses de soja pour un aller-retour terre-mer saisissant, un filet mignon de cochon, chou vert infusé à la ventrèche et crémeux de betterave, qui se joue habilement du terroir, et, pour finir, un carpaccio d’ananas au litchi et mangue… Oubliés aussi les grands vins de Bordeaux. Place au Touraine Gamay Sans Tralala de François Plouzeau ou au Crozes-hermitagedu domaine Combier : l’autre marotte de Philippe Malherbe. Forcément, on le suit. Paris attendra. 1, rue de la Fontaine, 77240 Pouilly-le-Fort Tél. : 01 64 09 56 64 – www.lepouilly.fr Menus : de 23 € (déj. sem.) à 75 € Lyon : Côté Saône - Thoissey Suivre le cours de la Saône. Tout simplement. Collonges-au-Mont d’Or, Neuvillesur-Saône, Villefranche-en-Beaujolais puis prendre Belleville avant d’arriver à destination, une charmante auberge au calme, à main droite après avoir franchi le pont. ![]() Thoissey fut longtemps capitale gourmande. Dès les années cinquante, on s’attablait au Chapon Fin où l’emblématique Paul Blanc officiait en cuisine, là même où Albert Camus passa la nuit du 3 janvier 1960 avant de reprendre la route une dernière fois avec Michel Gallimard. Natif de ce petit village, Bruno Maringue a vécu cette époque « en direct » : Paul était son grand-père et il fut le dernier à allumer le piano de la célèbre maison aujourd’hui disparue… Après quelques aventures gourmandes loin de ses bases, le voilà revenu au pays pour relancer un aimable restaurant où, dès les premiers beaux jours, on prend plaisir à s’installer en terrasse en regardant couler le fleuve. Terrasse donc, jeu de boules et cuisine de tradition comme on n’en trouve plus guère, mais qui sied tellement au lieu et à son esprit ! Ici, dans cette « bonne petite table », on fait son ordinaire d’œuf poché en meurette, de quenelle de brochet, de gâteau de foie de volaille, de croustillant d’escargots, de grenouilles fraîches sautées comme en Dombes, ou de volaille fermière aux morilles et à la crème, accompagnées d’un Saint-Amour, Juliénas, Fleurie ou Moulin-à-Vent ! On en redemande… le port, 01140 Thoissey Tél. : 04 74 06 62 31 Menus : de 13,50 € (déj.) à 38 € Lyon : Les terrasses de pommiers - Pommiers Les premiers contreforts du Beaujolais ! Une petite demi-heure de route et nous voilà arrivé à bon port. Pommiers, deux mille habitants. Direction Les Terrasses. Carole et Julien Valençot ont investi depuis quelques années ce restaurant en rotonde d’où la vue embrasse, à 360 degrés, les vallées du Rhône, de la Saône, les vignes et les premiers reliefs montagneux ! Qu’y faire, sinon s’attabler au soleil et prendre du bon temps ? Manger est une belle opportunité. On peut le faire en toute confiance. Le lieu est placé sous la « tutelle » de la Madone de la chapelle de Buisante, que l’on peut visiter. Et le chef, qui a fait ses classes auprès de Jean-Marc Delacourt sur la Côte d’Azur puis de Patrick Henriroux à Vienne, maîtrise particulièrement sa cuisine. Dès lors, que demander de plus ? Voilà le râble de lapin aux fruits secs et sa mousseline de foie de volaille, puis les aiguillettes de magret de canard aux épices douces. Ou encore le foie gras de canard cuit au torchon et chutney de figues, avant la pièce de boeuf épaisse cuite au sautoir et ses légumes de saison. Du bon classique aux accents du Sud que l’on prend plaisir à déguster avec un vin du Beaujolais, ceux de Jacques Charmetant par exemple, dont on devine les vignes un peu plus bas et qui, tant en chardonnay qu’en gamay, fait la preuve de son savoir-faire… On prend encore le temps de profiter du paysage, de flâner dans les petits chemins, de laisser s’écouler les heures. Lyon est alors si loin et si près à la fois…706, montée de Buisante, 69480 Pommiers Tél. : 04 74 65 05 27 - www.terrasses-de-pommiers.com Menus : de 19 € (déj. du mercr. au vendr.) à 54 € Marseille / Aix : La Cour de ferme - Lourmarin Le premier château Renaissance de Provence, la tombe d’Albert Camus… les raisons de baguenauder à Lourmarin ne manquent pas. D’autant qu’au détour de son potager, de ses roulottes et de son « gastro », Reine Sammut « tient bistrot » ! ![]() Une demi-heure… C’est le temps qu’il faut depuis Aix-en-Provence pour goûter au bonheur. Celui d’une table de campagne 100 % Provence, aménagée dans une cour de ferme. D’où l’enseigne. En trois mots, tout est dit ? Pas vraiment. Rien sur la déco du préau au kitsch très terroir, sur les galéjades d’un Guy Sammut, en grande forme, la cravate tombée et, à l’occasion, la guitare bien accrochée pour ses concerts rock en live, sur les vins du Sud d’aujourd’hui, ni sur la cuisine méditerranéenne de Reine, intemporelle. Asperges vertes-violettes en sauce mayonnaise mousseline, andouillette en brioche et salade frisée, blancs de seiche et spaghettis à l’encre, côtes de porc noir du Ventoux et purée de pomme de terre au jus, crème caramel… font simple et bon. Mieux, ils offrent l’occasion d’une balade gourmande chez les fournisseurs voisins : direction Mallemort pour les asperges, Lauris pour l’andouillette, la Roque d’Anthéron pour les chèvres… Et si vous repassiez dîner avant de rentrer pour de bon ? Route de Cadenet, 84160 Lourmarin Tél. : 04 90 68 11 79 – www.reinesammut.com Menu : 35 € Marseille / Aix : L’Auberge des tilleuls - Grambois Depuis Marseille, le long de la route, les vignes des Côtes du Ventoux, des champs de coquelicots, de lavande, d’oliviers, de cerisiers… Moins d’une heure plus tard, au loin, le massif montagneux du Grand Luberon, et là, à Grambois, une terrasse à l’ombre des tilleuls. Depuis novembre 2008, c’est le domaine de Lydia et Dominique Bucaille. Là où ce normand de naissance a décidé de poser ses casseroles après une parenthèse au Cap d’Antibes, dans les cuisines de l’Impérial Garoupe, un palace de luxe. « J’avais envie de tourner une page, d’avancer différemment. » La campagne donc, loin de l’agitation de la ville, et, avec elle, plus de simplicité, pas de paillette, de la convivialité, pas de courbette… et des produits ! En provenance directe de maraîchers, d’éleveurs, de fromagers… devenus amis, asperges, herbes, agneau, chèvres, citrons… guident les façons de cet ancien de Legay, Roth et Constant, au gré de deux menus qui changent chaque semaine. Pour ce printemps, sur la route des recettes de bon goût et de grand réconfort, halte par exemple sur une crème mousseuse d’asperge et raviole de daube à l’orange confite, sur une épaule d’agneau cuite à basse température avec légumes du jardin au jus de cuisson, et sur un macaron à la fraise et au citron de Menton. La Provence de Pagnol en bouche et sous les yeux.Moulin du Pas, 84240 Grambois Tél. : 04 90 77 93 11 – www.tilleuls.com Menus : de 35 € à 55 € Toulouse : La Maison de l’éclusier - Montech « C’est un coin de verdure où coule une rivière… ». Célèbres, les mots situent le lieu. « Une rivière » ? En fait le canal latéral à la Garonne. Et en l’occurrence, une halte nautique, sorte de paradis pour les amateurs de promenades pédestres ou cyclistes, d’eau et de nature. Mais pas seulement… En 2006, un peu las de courir le monde, Hélène et Olivier Rossi se sont posé là, à quelques kilomètres de la ville natale du chef. Une ancienne maison bourgeoise de belle facture, aux murs en torchis, s’est transformée en auberge accueillante dont le nom situe l’histoire et le lieu. C’est là qu’Olivier Rossi joue la carte d’une cuisine à la fois bistrotière et bourgeoise. Là qu’entre les mains de cet ancien de Guérard et Ducasse, passé par l’Australie, la Malaisie et l’Espagne, la terrine de foie gras de canard mi-cuit, le saumon mariné, l’épaule d’agneau du Lot confite et les profiteroles maison font figure de référence au même titre que ce montbartier, un fromage de vache typique du coin, à découvrir impérativement ! « Ici, on est bien », assure la souriante Hélène, pas fâchée de poser son sac après avoir parcouru le monde à bord des avions où elle était hôtesse de l’air ! C’est vrai : on ne regrette aucunement d’avoir quitté Toulouse pour mettre le cap sur Montauban et, à quelques kilomètres de cette ville, d’avoir choisi Montech, capitale du coquelicot.Le Port, 82700 Montech Tél. : 05 63 65 37 61 - www.lamaisondeleclusier.com Menus-cartes : 24 € et 27 € (déj.), 30 € (dîn.) Cet article est une contribution du magazine Etoile.
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Carole et Julien Valençot ont investi depuis quelques années ce restaurant en rotonde d’où la vue embrasse, à 360 degrés, les vallées du Rhône, de la Saône, les vignes et les premiers reliefs montagneux ! Qu’y faire, sinon s’attabler au soleil et prendre du bon temps ? Manger est une belle opportunité. On peut le faire en toute confiance. Le lieu est placé sous la « tutelle » de la Madone de la chapelle de Buisante, que l’on peut visiter. Et le chef, qui a fait ses classes auprès de Jean-Marc Delacourt sur la Côte d’Azur puis de Patrick Henriroux à Vienne, maîtrise particulièrement sa cuisine. Dès lors, que demander de plus ? Voilà le râble de lapin aux fruits secs et sa mousseline de foie de volaille, puis les aiguillettes de magret de canard aux épices douces. Ou encore le foie gras de canard cuit au torchon et chutney de figues, avant la pièce de boeuf épaisse cuite au sautoir et ses légumes de saison. Du bon classique aux accents du Sud que l’on prend plaisir à déguster avec un vin du Beaujolais, ceux de Jacques Charmetant par exemple, dont on devine les vignes un peu plus bas et qui, tant en chardonnay qu’en gamay, fait la preuve de son savoir-faire… On prend encore le temps de profiter du paysage, de flâner dans les petits chemins, de laisser s’écouler les heures. Lyon est alors si loin et si près à la fois…
Depuis novembre 2008, c’est le domaine de Lydia et Dominique Bucaille. Là où ce normand de naissance a décidé de poser ses casseroles après une parenthèse au Cap d’Antibes, dans les cuisines de l’Impérial Garoupe, un palace de luxe. « J’avais envie de tourner une page, d’avancer différemment. » La campagne donc, loin de l’agitation de la ville, et, avec elle, plus de simplicité, pas de paillette, de la convivialité, pas de courbette… et des produits ! En provenance directe de maraîchers, d’éleveurs, de fromagers… devenus amis, asperges, herbes, agneau, chèvres, citrons… guident les façons de cet ancien de Legay, Roth et Constant, au gré de deux menus qui changent chaque semaine. Pour ce printemps, sur la route des recettes de bon goût et de grand réconfort, halte par exemple sur une crème mousseuse d’asperge et raviole de daube à l’orange confite, sur une épaule d’agneau cuite à basse température avec légumes du jardin au jus de cuisson, et sur un macaron à la fraise et au citron de Menton. La Provence de Pagnol en bouche et sous les yeux.
En 2006, un peu las de courir le monde, Hélène et Olivier Rossi se sont posé là, à quelques kilomètres de la ville natale du chef. Une ancienne maison bourgeoise de belle facture, aux murs en torchis, s’est transformée en auberge accueillante dont le nom situe l’histoire et le lieu. C’est là qu’Olivier Rossi joue la carte d’une cuisine à la fois bistrotière et bourgeoise. Là qu’entre les mains de cet ancien de Guérard et Ducasse, passé par l’Australie, la Malaisie et l’Espagne, la terrine de foie gras de canard mi-cuit, le saumon mariné, l’épaule d’agneau du Lot confite et les profiteroles maison font figure de référence au même titre que ce montbartier, un fromage de vache typique du coin, à découvrir impérativement ! « Ici, on est bien », assure la souriante Hélène, pas fâchée de poser son sac après avoir parcouru le monde à bord des avions où elle était hôtesse de l’air ! C’est vrai : on ne regrette aucunement d’avoir quitté Toulouse pour mettre le cap sur Montauban et, à quelques kilomètres de cette ville, d’avoir choisi Montech, capitale du coquelicot.
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